GPS Geyser de personnes seules, goupillées par sirculaires, goinfrer, passer la serpillière glas pour son salaire... Geindre pour son salut, gémir pour son solde, gavé par son saoul de gin parfaitement surbu... Gagner par la pas-science, guérir par serendipité mais gravir de piètres sommets, gros plein de sapience... Gigantesque problème systémique et gargantuesque polluant sanitaire, gâcher de peur sévère, car gouverner par la santé... 9 mai 20
Auteur : Et Poesia
Victoire ! La zone libre encore se restreint, stupeur ! les esprits sont rincées, les espaces occupés, sa flaveur amère a leurs saveurs changé, sa petite musique, le sale air de la peur... Crier pour que revienne l’adrénAline, capacite nos moteurs en réflexe, évite que nous restions trop perplexes, nous sort de la sidération chagrine... Changeons puisqu’il faut bien rebondir, vecteur et force il faudra mieux choisir, convaincre oui, mais le vivre pour le croire... Le combat est la souffrance dans les têtes, sortons faire la fête, la peur est la défaite, disparaître est normal, cette indifférence la victoire... 8 mai 20
Profiteroles... Sans éclat, la vérité est éclipsée par le mensonge passionnant, le réaliser avant longtemps pour savoir bien la formuler... Nous sommes libres physiquement, en servitude pourtant objective pour les quelques qui s’activent à nous bercer de vrais semblants... Par trop enclins à la jobardise, penser que la chair est trop charnelle, que le smart se mesure en échelle, vite, vite et bien revoir l’analyse...! Amour et intelligence sont conditions et résultats de liberté, leur vecteur les langages verbal et corporel, il est besoin qu’ils se propagent partouletemps sans aucune restrictions... Arrêter de s’occulter les synapses, l’essentiel de l’Homme les moments, profiter de la vie dans les intenses présents, avant regrets, remords & tous les perhaps... Espoirs d’espérance de vie à doucher, ne pas s’empiffrer de nos plaisirs est pervers, digérer et surtout bien avoir en tête qu’on ne perd que les dernières années, d’économies vieux et fatigués... 7 mai 20
Biens Je vois mes mains dans mon simili-ciel salon, un toboggan en carton pour tous les enfants, devoirs seuls mais jouer avec moi c’est important, manger aussi, maman master des pâtes au jambon... Je vois mon cerveau dans ma home maison, je supervise les cours en ligne puis en plongeant, brrrr encore un brin froide, je taquine mon grand, je sens les fraises en jardin bio depuis mon balcon... Je vois mon ascendance dans mon château, j’use et je dilapide - en photos - je rente et j’aspire à avoir plus, plus, - en cadres - plus, mieux je respire même au sommet, et une autre retraite chapeau... Tous sur la même planète mais pas du même monde, à se demander parfois si la terre est vraiment ronde, ne confine en tout cas pas partout pareil, liens des biens... 6 mai 20
In bloom Mai, mai, mai, covid, mai, pâquerettes impudiques, s’ouvrent des yeux d’habitude... Habitudes perverties sous ces cieux, sans but restent petites tournemires confinées... En mai, mai, mai, fait ce qui lui plaît, garde toi des cajoles, de humer le muguet en brin et retourne travailler, défilé de salariés et d’entrain, puis des tanins plus soyeux mais seul s’il te sied... Dès le matin again par des aubépines piquées, les rétines retiennent tout jour des couleurs irisées, mais, amies, jamais ne s’en indignent... Bouquet de contraintes, verte ou rouge, un, deux, trois, soleil, personne ne bouge, on trépigne... en mai fleurs de vigne... 5 mai 20
Hydroxymores Sortir du confinement et s’en sortir, des ordres pour maintenir le stable, l’apprêt pour aller de l’avant nous accable, des décisions polytiques pour se réunir... L’école pour les élèves ne pas scotcher, des rendez-vous pour s’échapper de geôle, des masques pour libérer la parole, des piscines de chloroquine cartonnée... Faire semblant de savoir ce qu’on croit et fait, le scander avec aplomb, est un art consommé d’avis changer on adore, au contraire on valse... Rien n’est certain, alors ne voyez de traîtrise ni de hasard à notre niveau de maîtrise des coïncidences... Et prouver notre chance ! 4 mai 20
Cinquante Nous on connaît le désir qui va vite Et qui dure longtemps Je voudrais qu’on s'y précipite Toujours encore cinquante ans L'histoire devait être écrite Pour que tu sois si belle maintenant Une vraie beauté à son zénith Ce n'est jamais à dix-huit ans Dis-moi que fait-on ensuite Envisage-t-on le changement Du monde qui s'effrite Tellement décevant Nous ne sommes pas des parasites Depuis un bon moment Mais nous devons faire très vite Attendus au tournant Oh mon diable on raisonne Tous deux ensemble comme personne Nous on connaît le désir qui va vite Et qui dure longtemps Je voudrais qu’on s'y précipite Toujours encore cinquante ans L'histoire devait être écrite Pour que tu sois si belle maintenant Une vraie beauté co-construite Y'a rien de plus émouvant Oh mon diable je t’aime comme si j’étais par Toi le meilleur des hommes... 3 mai 20 librement adapté de Christophe Miossec
Nature Plongeon d’une baleine bleue sous une aurore australe, Premier envol d’un gypaète après l’orage sous l’arc-en-ciel, Petite brasse d’une tortue minuscule en océan providentiel, Prompte tétée d’un springbok juste né en lumière vespérale... Grenouille orange fine, patte léchant l’œil sous la canopée, Gorille bombé veillant sur son engeance en cœur de brume, Grain frais de calypso borealis dans son pourpre costume, Gosier chantant du tétras lyre, parade sur son lek, à charmer... Beauté insensée de champs d’améthystes chatoyés de lumière, Beaucoup pleurer devant un volcan en éruption et d’être fier que l’Homme devienne un jour acteur, splendide troupe de la Nature... 2 mai 20
Vision Alors où va-t-on ? C’est quoi l’intention ? S’il n’y a d’intelligente perspective... A parler chiffrons personne ne suivra, 31,2% de moins de ci, 43,7% de plus de ça, Si ! Faux ! Les propos verseront dans l’invective... Entretenue dans un présent où plus rien n’est fiable, la foule est idiote sauf si elle a un projet sociétal, ne pas en co-construire un lui sera fatal, Et surtout par l’humain et pas le chiffre mon diable ! Pas de plans lénitifs mais une inflexion plastique, du commun et du vivant reconquérir l’esthétique, l’Homme ne sera durable avec Géo que s’il a une vision... 1er mai 20
Névrose Exploitation de l’ignorance et la déraison, aberration en conserve et rumeur diligente, gloser sans fin d’une libération contingente, pourtant le sain mental n’est pas une option... Chairs à réseaux sociaux d’une guerre au balcon « et finalement de moins pire en banal, on finira par trouver ça normal... » S’entraîner à prendre l’air sincère en attestation... On nous débite des bandes d’indélébiles infos, effacées aussitôt par des hordes d’experts idiots, un geôlier minuscule nous isole dans l’hystérie ridicule... On en ingurgite des doses massives, on se mine, cette arme de destruction lascive de sérotonine, de l’anxiété à satiété, parfait pour la névrose, hop ! On bascule... 30 avril 20 (touche-moi si tu l’oses !)