Monstre Inconnu des sachants, au service de rien, sans sens ni soutien, sait-on seulement s’il est méchant...? Sans doute, il submerge tant l’Autre comme l’Humain, comestibles à son entrain, avance sans frein ni testament... Pour s’en sortir agir synchrone, ce que ne peut faire l’Autre, monotone, un Chronos vaincu par ses fantômes mornes, se faire dévorer par son propre monstre... 13 août 2020
Catégorie : 2020
Digitale Pour le plaisir des joies, penser en prélude le geste, assouvir cette envie et, leste, souligner les formes de ses doigts... Moduler les pressions, des volutes et des moins sages, de lentes courses droites, des virages, sentir monter la douce pressante tension... Un grand bol d’ocytocine au réveil, prépare une journée des merveilles, ho la belle raison digitale... 12 août 2020
Dingue Dingue... et doux à la fois, des mots doux et suaves tous les jours sur un nuage, petit exploit pour Moi depuis des mois... Parfois je réclame, souvent des pieds je déclame, évidemment j’adore et en fait réclame, et parce que pour Moi toujours, j’acclame... Un quintal et demi de poésie, de l’amour en tonne et en envie, moi, quand m’aime, je trouve ça dingue... 11 août 20
Latérale De côté, tangente, ondule en temps, circule en lent, dévale la pente... Saute au coup de cloche, hurle à la lune, burle dans les voiles, saoul... Apprend et flanche, comprend et franche, prend la voie latérale... 10 août 20
Latente Encore espérer et vouloir, la seconde voire deuxième, ensemble plus fort on aime récolter tous ces pouvoirs... Élus ensuite on assume ou pas mais toujours on frime des saisons et s’exprime l’ultime baroud d’honneur en plume... Transformé, conservé, extrême, mais toujours montrer qu’on vous aime, que l’importante est (l’expression) latente... 9 août 20
Dormi Un état délicieusement tendre, récurrent et propre à l’Être, il savonne l’esprit, fenêtre sur le vide, plein à bulles fendre... Le matin se rince souvent, de ce que la nuit s’essore, afin que le midi pérore, et le soir soit si vivant... Alors fièrement Tu machines et lascive, à la fin, opine « hmmm... j’ai tellement bien dormi...! » 8 août 20
Vacances Un monde amer, un mot d’amour, loin comme une éponge sensible, mobile et au contact des cibles visitées, des locaux, des détours... Sans temps, sans tension, cent ans de tourisme et voyages pour échanges, revenir toujours ou toujours étranges, voler, voguer, rouler dans les continents... Servir de prétexte à la découverte, servir de hamac à la longue sieste, mais les prendre au sérieux, les vacances... 7 août 2020
Glacière Les photons nous chatouillent, nous font boire moult liquides, à en devenir gourde et débat-cide, les ultra-violets transforment en nouilles... Regagner la tête froide, les sérénités, s’émerveiller que la surprise nous réussisse, aimer que les neurones s’en esbaudissent, abandonner enfin les lampes à penser... Le défaut de curiosité est une vilaine faiblesse, s’étonner est embrasser une belle princesse, butiner les champs d’idées, avec une glacière... 6 août 2020
Cheveux Ce n’est pas étrange mais magique, avec la lune, la vie, sans bruit croissent, support de fantasmes, d’heures d’angoisse des coiffeurs confinés, capillairement tragique... Teints, sculptés, perdus, courts ou blancs, ambitieuse empreinte unique de chacun, la volonté de tous de ne pas faire d’emprunt à l’art consommé ni en banque d’argent... Le temps dévolu au fascinant phanère, caractéristique étonnante de notre ère, augmente selon les croissances, les deux... L’espace d’un instant être entre mains bonnes, profiter qu’enfin quelqu’un nous pomponne, pour le reste, il s’en faut toujours d’un cheveux... 5 août 20
Photométéore Rouge orange réfraction, jaune vert dispersion, bleu indigo diffraction, violet... Sept retenues pour la gamme musicale, pour 150 visibles par le prisme de l’eau, les champs libres chromatiques sans fardeau des barrières imprécises d’influence culturelle... Le pigment de vérité, toutes les touches, s’impose aux yeux, aux cœurs qu’il douche, seuls les mots manquent, le photométéore... 4 août 20