In bloom Mai, mai, mai, covid, mai, pâquerettes impudiques, s’ouvrent des yeux d’habitude... Habitudes perverties sous ces cieux, sans but restent petites tournemires confinées... En mai, mai, mai, fait ce qui lui plaît, garde toi des cajoles, de humer le muguet en brin et retourne travailler, défilé de salariés et d’entrain, puis des tanins plus soyeux mais seul s’il te sied... Dès le matin again par des aubépines piquées, les rétines retiennent tout jour des couleurs irisées, mais, amies, jamais ne s’en indignent... Bouquet de contraintes, verte ou rouge, un, deux, trois, soleil, personne ne bouge, on trépigne... en mai fleurs de vigne... 5 mai 20
Catégorie : 2020
Hydroxymores Sortir du confinement et s’en sortir, des ordres pour maintenir le stable, l’apprêt pour aller de l’avant nous accable, des décisions polytiques pour se réunir... L’école pour les élèves ne pas scotcher, des rendez-vous pour s’échapper de geôle, des masques pour libérer la parole, des piscines de chloroquine cartonnée... Faire semblant de savoir ce qu’on croit et fait, le scander avec aplomb, est un art consommé d’avis changer on adore, au contraire on valse... Rien n’est certain, alors ne voyez de traîtrise ni de hasard à notre niveau de maîtrise des coïncidences... Et prouver notre chance ! 4 mai 20
Cinquante Nous on connaît le désir qui va vite Et qui dure longtemps Je voudrais qu’on s'y précipite Toujours encore cinquante ans L'histoire devait être écrite Pour que tu sois si belle maintenant Une vraie beauté à son zénith Ce n'est jamais à dix-huit ans Dis-moi que fait-on ensuite Envisage-t-on le changement Du monde qui s'effrite Tellement décevant Nous ne sommes pas des parasites Depuis un bon moment Mais nous devons faire très vite Attendus au tournant Oh mon diable on raisonne Tous deux ensemble comme personne Nous on connaît le désir qui va vite Et qui dure longtemps Je voudrais qu’on s'y précipite Toujours encore cinquante ans L'histoire devait être écrite Pour que tu sois si belle maintenant Une vraie beauté co-construite Y'a rien de plus émouvant Oh mon diable je t’aime comme si j’étais par Toi le meilleur des hommes... 3 mai 20 librement adapté de Christophe Miossec
Nature Plongeon d’une baleine bleue sous une aurore australe, Premier envol d’un gypaète après l’orage sous l’arc-en-ciel, Petite brasse d’une tortue minuscule en océan providentiel, Prompte tétée d’un springbok juste né en lumière vespérale... Grenouille orange fine, patte léchant l’œil sous la canopée, Gorille bombé veillant sur son engeance en cœur de brume, Grain frais de calypso borealis dans son pourpre costume, Gosier chantant du tétras lyre, parade sur son lek, à charmer... Beauté insensée de champs d’améthystes chatoyés de lumière, Beaucoup pleurer devant un volcan en éruption et d’être fier que l’Homme devienne un jour acteur, splendide troupe de la Nature... 2 mai 20
Vision Alors où va-t-on ? C’est quoi l’intention ? S’il n’y a d’intelligente perspective... A parler chiffrons personne ne suivra, 31,2% de moins de ci, 43,7% de plus de ça, Si ! Faux ! Les propos verseront dans l’invective... Entretenue dans un présent où plus rien n’est fiable, la foule est idiote sauf si elle a un projet sociétal, ne pas en co-construire un lui sera fatal, Et surtout par l’humain et pas le chiffre mon diable ! Pas de plans lénitifs mais une inflexion plastique, du commun et du vivant reconquérir l’esthétique, l’Homme ne sera durable avec Géo que s’il a une vision... 1er mai 20
Névrose Exploitation de l’ignorance et la déraison, aberration en conserve et rumeur diligente, gloser sans fin d’une libération contingente, pourtant le sain mental n’est pas une option... Chairs à réseaux sociaux d’une guerre au balcon « et finalement de moins pire en banal, on finira par trouver ça normal... » S’entraîner à prendre l’air sincère en attestation... On nous débite des bandes d’indélébiles infos, effacées aussitôt par des hordes d’experts idiots, un geôlier minuscule nous isole dans l’hystérie ridicule... On en ingurgite des doses massives, on se mine, cette arme de destruction lascive de sérotonine, de l’anxiété à satiété, parfait pour la névrose, hop ! On bascule... 30 avril 20 (touche-moi si tu l’oses !)
Slow Sous l’empire des distractions en gavage, temps de cerveau de l’Autre non disponible pour l’essentiel, l’humain, pourtant pas si terribles les quelques efforts à fournir pour éviter les ravages... De l’attention, des bonjours et des sourires, des apéros, un peu d’aide et de l’empathie, quelques instants à la place de moins munis, peu solide ère, il n’y a tout de même pas pire ! Pourtant quand on va tellement seuls si vite, l’important c’est bien la vision périphérique, sans œillères, éviter les ornières à côté & devant... C’est quand même rageant quand on y pense, siècles & décades à occulter qu’un groupe avance à la vitesse de son élément le plus lent... 29 avril 20
Un kilo « Y’en a un peu plus, j’vous l’laisse ?? » -40 déficience acquise du plaisir charnel, le feu du sang à contenir en fins latex, perdre la saine habitude de multiplier les ex, renoncer à une si jeune liberté... Plus que cruel... -30 s’emballe l’action anthropostupide, massacrer l’air, l’eau, l’océanique, ta mer, tes massifs, les sols, le vivant pour en avoir l’ère, pour le profit les oligAutres organisent l’écocide... -20 la terreur dans nos rues, les morts pour les pires raisons, absoudre l’absurde ou finir rongés par une peur acide et sourde, sans choix se dire que continuer est plus fort... -10 une énième financière, titrisée dans ta face, monnaies hélicoptères pour bien plomber la dette des autres et aussi surtout s’assurer sa retraite, puis repartir fièrement, morgue et so bad audace... 0 now, asphyxiés et confinés, logique somme toute l’addition de plaies sur le sujet lui laissait compter à titre principal, voire unique intérêt, sur sa santé pour être le vecteur de son bonheur, sans doute... Violences de la disparition durable des ders domaines intacts, la file sans fin des crises sur l’humanité et ses meilleurs intimes, n’empêchent toujours pas une obéissance à l’autorité ainsi légitime des boomers sur les générations... Le monde entier de Milgram... 28 avril 20
Confinement trop cher Prenez un pays et faite en une proie, Couvrez-le d’agents bien virulent... Confinez-le en attendant, Vous attendrez très longtemps ! Les médecins tournent autour Des patients Le virus a des poumons à ronger Ses effets vont l’asphyxier Le pays devra respirer Ou le pays sera lessivé, lessivé Je dis, confinement, trop cher Trop grand La vie n'a pas de prix (...) Le virus tourne autour De nous maintenant Tu l’as, ou tu l'as pas Tu n'as pas vraiment le choix 4 murs de briques autour de toi Il est temps, déconfine-toi Déconfine-toi Je dis, confinement, trop cher Trop grand La vie n'a pas de prix Pas de prix ! 27 avril 20
Liberté Ho le nuage en forme de mobilité... Un ennemi comme une passion nous enferme, tournent en rond les êtres, aux jours reconditionnés... Recyclages de circonstances, vains, circonvolutions circonscrites au net, comment s’en sortir de façon honnête...? Vaccin ? Loto chloro-quine...? Carton plein ! Derrière ses fenêtres, rêve de mobylette, de cheveux (longs) aux vents caressant les têtes, comme en cage les lions pensent à leur liberté... 26 avril 20